
Concernant la méthodologie de l’étude, la première phase d’élaboration de la charte forestière est primordiale pour assurer la bonne marche du projet. En effet, le diagnostic intègre un « état des lieux technique », dont l’objet est d’établir une compilation la plus complète possible et une analyse des données existantes en s’appuyant sur la rencontre de techniciens. La deuxième partie porte sur un « état des lieux patrimonial » qui vise à assurer la mobilisation des acteurs du territoire et donc l’élaboration d’un diagnostic partagé. Cette démarche participative s’appuie sur de multiples consultations à travers les entretiens individuels et les « vendredis du Pays ». Le diagnostic présente les enjeux majeurs du territoire de l’étude. L’émergence des enjeux passe par un rapprochement des états des lieux technique et patrimonial avec l’apparition de divergences et de convergences. Les 3 enjeux retenus sont :

Assurer les conditions d’une gestion sylvicole viable et durable

Développer et pérenniser le lien agriculture-forêt

Promouvoir les activités de pleine nature et une utilisation respectueuse du milieu naturel
Suite à cette première phase de diagnostic, la mobilisation des acteurs du territoire s’organise par la création de groupes de travail sur les enjeux majeurs : phase 2 « Orientations et Stratégies forestières ». Il s’agit alors d’assigner à chaque enjeu des objectifs (grandes orientations) qui seront précisés et hiérarchisés lors des différentes concertations. Enfin, au terme de la réflexion de ces groupes de travail, une stratégie devra apparaître et sera ensuite déclinée en plan d’actions avec des financements correspondants (phase 3 « Elaboration de la charte »). La définition d’un plan d’actions pluriannuel devra permettre d’infléchir le scénario tendanciel pour se diriger vers un scénario souhaité quant à la place de la forêt au sein du territoire.